L’affaire concernant les prothéses PIP s’amplifie et vire à la psychose planétaire. Vendredi, l’Allemagne demandait le retrait des prothéses mammaires défectueuses de la société française PIP “à titre préventif”. Une décision qui fait suite aux problémes croissants signalés par divers hôpitaux et médecins de la ville avec ces implants. 7500 allemandes porteraient à ce jour un implant PIP selon les estimations de la presse. Pareil, la République tchèque recommande aussi aux quelques 2000 femmes ayant opté pour des prothèses mammaires PIP de se les faire retirer. Ces implants ont d’ailleurs été interdits fin décembre en Bolivie, au Brésil, en Equateur et au Venezuela. En Australie, ils ne sont plus utilisés depuis 2010.

Pour l’heure, le Royaume-Uni ne cède pas à ce mouvement de panique. Et préfère rester prudent ne recommandant pas un retrait immédiat des prothèses. Seulement, Londres a annoncé que les femmes ayant été opéré dans le secteur public hospitalier peuvent, si elles le désirent, se les faire retirer gratuitement. Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires recommandent aux femmes portant ces prothèses “de ne pas paniquer” et d’effectuer des contrôles réguliers. Idem, l’Espagne, l’Italie et la Belgique recommandent, entre autres, un suivi médical.
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